Spectacle

Bourbon

De et avec Claire Deutsch et Camille Alban Spreng

par la Compagnie Skoln a Thtr

du 5 au 21 janvier 2018

Une professeur spécialisée en culture générale. Elle donne un séminaire sur l’insomnie.

«Mais quel est le rapport entre l’insomnie et le Bourbon?» direz-vous. C’est qu’elle en est arrivée à la conclusion qu’il est indispensable qu’un insomniaque possède un lit et une bouteille de bourbon s’il veut être créatif.

Elle a perdu John. Et pourtant, bizarrement, il est toujours là. Il est dans sa chambre. Toute la nuit. Et il joue. Un musicien. Il cherche, il essaie, il observe et se demande: «Mais à quelle fréquence vibrent ces choses qui nous entourent?».

Elle n’arrive pas à dormir. Qu’est-ce qui résonne, là, alentours? Et dans sa tête? Qu’est-ce donc ce petit O en elle, qui grandit?

Elle tourne autour de la bouteille qui contient le rêve qu’un jour elle a fait.

La vider jusqu’à la lie? Jusqu’aux amours?

«Attachez vos ceintures, nous allons traverser une nuit agitée!»

Joseph L. Mankiewicz

Autour de BOURBON par Claire Deutsch

Deux axes principaux sous-tendent ma recherche. D’une part la question : comment donner forme à la réalité invisible de la pensée, des rêves, de l’imagination ? Et d’autre part le son, la voix et les mots comme vecteurs d’énergie.

Quand j’étais en formation, le directeur m’a lancé une énigme qui depuis me travaille : « Tu es encore trop dans le plein et pas assez dans le vide ».

Ma recherche commence là. Qu’y a-t-il entre les deux ? Qu’est-ce que ce vide, qu’est-ce que ce plein ? Quelles sont toutes les nuances qui existent entre les extrêmes ? Comment faire le grand écart ? Qu’est-ce qui habite le silence entre les mots et sous les mots si ce n’est la pensée, l’imagination ?

J’ai écrit mon mémoire sur la place du silence au théâtre, en me penchant sur le spectacle de Claude Régy, Ode maritime, poème de Pessoa. Claude Régy pense que « le silence, comme toute passivité, comme le vide, est créateur et énergique ». Comment un principe passif peut-il être à l’origine d’un principe actif ? Comment faire naître un « silence énergique » ?

Pour soutenir ce mémoire, j’ai réalisé une performance en duo avec le musicien Raphaël Heyer, à partir d’un texte extrait de Manque de Sarah Kane. Crier depuis ma chambre pour communiquer à celui qui est de l’autre côté du mur « mon immortel, invincible, inconditionnel, multi-spirituel, tout fidèle, éternel amour que j’ai pour lui ». De l’autre côté du mur, le musicien sans retenue sur son piano tente de répondre. Le public est pris entre ces deux énergies.

Mon désir est de poursuivre cette recherche sur la musique, les sons et la voix comme vecteurs d’énergie et sur le dispositif de la chambre comme lieu de retraite où vivre le manque, où peuvent s’exprimer les angoisses et les désirs les plus intimes, où le monde du dedans (avec ses démons) peut devenir une réalité agissante.

Camille-Alban Spreng, un ami musicien, Vincent Brayer et moi, taraudés par cette question du sommeil et de la psyché avons ouvert un terrain de discussion sur les rêves, le rapport à la nuit et au sommeil. Qu’est-ce qui tient éveillé ? Comment le manque de sommeil entraîne une transformation des perceptions, trouble les frontières ?

Pour essayer de comprendre ce phénomène de l’insomnie, cet « état hybride, où le cerveau est à la fois éveillé et endormi » (cf. Boris Cyrulnik), Camille, Vincent et moi-même nous sommes mis à fureter dans les livres et à nous transmettre des textes qui nous interpellaient, nous touchaient.

« Il est des sensations qui sont des sommeils qui occupent comme une brume toute l’étendue de notre esprit, qui ne nous laisse ni penser, ni agir et ne nous permettent pas d’exister clairement. Comme si nous n’avions pas dormi de la nuit, il survit en nous quelque chose du rêve, et il y a une torpeur de soleil diurne qui vient chauffer la surface stagnante des sens. C’est une saoulerie de n’être rien, et la volonté est un seau renversé au passage dans la cour, d’un geste indolent du pied. » L’Intranquillité, Pessoa

Présentation de SINGULIERS PLURIEL - 24 HEURES du vendredi 22 décembre - Natacha Rossel

VERTIGO, RTS - LA 1ère - Jean-Luc Borgeat présente l'événement SINGULIERS PLURIELS - 3 janvier 2018

Présentation de SINGULIERS PLURIEL - Le Temps du jeudi 4 janvier - Marie-Pierre Genecand

Claire Deutsch. Verre vide, tête pleine - LE COURRIER du vendredi 5 janvier - Lucas Vuilleumier

MAGNETIQUES, RTS2 - "BourBon": voyage au coeur de l'insomnie - lundi 8 janvier

A L'ABORDAGE, RTS - LA 1ère - Dans les Yeux de Joëlle Fretz - mercredi 17 janvier

dimanche 21 janvier 2018 à 15h: Rencontre autour du monologue et du seul en scène, animée par Rita Freda, dramaturge et chercheuse en arts de la scène, en compagnie de Claire Deutsch, Marjolaine Minot et Joëlle Fretz

Représentations/Réservations

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Événement

Ce spectacle a lieu dans le cadre de l'événement Singuliers Pluriel (5-21 janvier 2018).

Distribution

De et avec: Claire Deutsch et Camille-Alban Spreng
Lumière et regard extérieur: Joana Oliveira
Scénographie: Neda Loncarevic assistée par Lynn Ojalvo
Conception matelas: Veronica Segovia
Collaborateur artistique: Vincent Brayer
Administrateur: Olivier Blättler
Soutiens: Ville de Lausanne, Canton de Vaud, Loterie Romande, Fondation Ernst Göhner
Ci-dessous PDF du programme complet !

Médias

Tarifs

Catégorie Prix
Tarif normal 25.00 CHF
Tarif réduit (étudiant, AVS, AI, membre) 15.00 CHF

Représentations

Date Heure Lieu Réservations
vendredi 05 janvier 2018 20:30 Salle 1 Complet!
samedi 06 janvier 2018 20:30 Salle 1
dimanche 07 janvier 2018 18:00 Salle 1
mardi 09 janvier 2018 20:30 Salle 1
mercredi 10 janvier 2018 20:30 Salle 1
jeudi 11 janvier 2018 20:30 Salle 1
vendredi 12 janvier 2018 20:30 Salle 1
samedi 13 janvier 2018 20:30 Salle 1
dimanche 14 janvier 2018 18:00 Salle 1
mardi 16 janvier 2018 20:30 Salle 1
mercredi 17 janvier 2018 20:30 Salle 1
jeudi 18 janvier 2018 20:30 Salle 1
vendredi 19 janvier 2018 20:30 Salle 1
samedi 20 janvier 2018 20:30 Salle 1
dimanche 21 janvier 2018 18:00 Salle 1